dimanche 20 novembre 2016

sejour sarde (7) - S'Ena d'Arrubia

S'Ena d'Arrubia est une petite lagune située pas loin de Oristano, à un ou deux km du port industriel... vues de la plage, de la zone boisée de pins parasol, où se trouve le camping donnant sur la lagune peuplée d'échassiers, d'oiseaux limicoles et de flamants roses. Une météo nuageuse et venteuse donne l'ambiance.


















 
 



A signaler, la présence d'un édifice - une petite centrale hydroélectrique - l'Idrovora di Sissu, construit en 1934 et représentatif du style architectural en faveur sous le fascisme : modernisme et futurisme.

vendredi 18 novembre 2016

séjour sarde (6) - paysages - Siris et environs

Siris est une commune rurale de la province d'Oristano en Sardaigne, de 220 habitants. Il se trouve à proximité d'autres localités tels que Ales, Masullas ou Pompu. L'activité économique est essentiellement agricole : de l'élevage de mouton, de chèvres, de porc, des cultures de céréales ou de légumes, des vignes et des oliveraies... Quelques sites archéologiques ou géologiques intéressants se trouvent dans la région : des vestiges nuragiques, plusieurs églises anciennes - dont la chapelle St-Vincent, à Siris, une petite église romane qui fut détruite pendant la dernière guerre, reconstruite par la suite, et reconsacrée en 2000. Elle abrite des reliques de Saint Vincent. La région conserve les traces d'une ancienne activité volcanique : formations basaltiques, gisement d'obsidienne, roches volcaniques diverses dont la rhyolithe. Un musée minéralogique peut être visité à Masullas : il comporte une belle collection d'obsidiennes, de rhyolithes, de cristallisations de calcite et de quartz, ainsi que des fossiles de l'ère tertiaire.  









 

jeudi 17 novembre 2016

séjour sarde (5) - olives

La cueillette des olives étaient un des buts du voyage... cela se passe à Siris, petite localité située au pied du mont Arci, à 12 km de Alès, lieu de naissance de Antonio Gramsci. D'après mes souvenirs (les chiffres sont approximatifs) : quelque 100 kg d'olives furent récoltées sur 25 arbres environs, récolte très médiocre, en raison de la chaleur et de la sécheresse (près de 33°C en fin octobre, et 20-25°C en début novembre) ...est-ce un indice supplémentaire du réchauffement climatique. Mais heureusement, le rendement en huile fut bon, voire très bon : environ 26 litres (+/- 24 kg). 






Les olives sont cueillies à la main, aidée d'un rateau, ou d'une perche rotative et recueillies au sol sur un filet. Après nettoyage des brindilles et feuilles et élimination des olives desséchées, elles sont pressées mécaniquement par une entreprise ou une coopérative locale. 




 




mercredi 16 novembre 2016

séjour Sarde (4) - ruralité

Bien que modernisée, la Sardaigne reste enracinée dans les traditions issues du monde rural... à Aritzo, quelques lieux et objets témoins d'un passé pas si lointain.







 

séjour sarde (3) - Aritzo - mémoire de l'Inquisition


Aritzo comporte divers  sites historiques comme la "prison espagnole"  édifiée au 16e S où sévissait l'Inquisition. La prison espagnole témoigne de l'architecture rurale ancienne : elle renferme un petit musée de l'inquisition où l'on trouve quelques objets évoquant la sorcellerie, les cellules de prisonnier-e-s et une salle d'interrogatoire où l'on pratiquait la torture par l'estrapade, le feu, ou l'eau... des reproductions de gravures ou peintures de Goya ornent les murs.



le supplice de l'eau consistait à faire ingurgiter de force 6 à 12 litres d'eau, selon la gravité des accusations.

Ci dessous, la chasuble dont étaient affublés les hérétiques lors de processions expiatoires.













l'estrapade consiste à suspendre le supplicié par les poignets - attachés sur le dos - à une poulie, et à relâcher par à-coups de manière à disloquer les articulations.
Cette trappe donne sur la cellule des hommes, on y donnait par cette voie la nourriture et l'eau

Cellule de détenue, des chambrettes avec vue, au premier étage, jouxtant la salle d'interrogatoire.

Après l'occupation espagnole, au 18e S, ces lieux servirent à la détention de soldats français, capturés en 1793 lors d'une tentative de débarquement par Napoléon.

ci-dessous, une chouette effraie et un crane de bouc... le diable n'est pas loin.