Affichage des articles dont le libellé est champ. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est champ. Afficher tous les articles

vendredi 18 novembre 2016

séjour sarde (6) - paysages - Siris et environs

Siris est une commune rurale de la province d'Oristano en Sardaigne, de 220 habitants. Il se trouve à proximité d'autres localités tels que Ales, Masullas ou Pompu. L'activité économique est essentiellement agricole : de l'élevage de mouton, de chèvres, de porc, des cultures de céréales ou de légumes, des vignes et des oliveraies... Quelques sites archéologiques ou géologiques intéressants se trouvent dans la région : des vestiges nuragiques, plusieurs églises anciennes - dont la chapelle St-Vincent, à Siris, une petite église romane qui fut détruite pendant la dernière guerre, reconstruite par la suite, et reconsacrée en 2000. Elle abrite des reliques de Saint Vincent. La région conserve les traces d'une ancienne activité volcanique : formations basaltiques, gisement d'obsidienne, roches volcaniques diverses dont la rhyolithe. Un musée minéralogique peut être visité à Masullas : il comporte une belle collection d'obsidiennes, de rhyolithes, de cristallisations de calcite et de quartz, ainsi que des fossiles de l'ère tertiaire.  









 

jeudi 31 décembre 2015

Scheutbos, parc et zone naturelle

A l'origine, le Scheutbos, qui se situe à Molenbeek, était un ensemble de bois, de cultures, de prairies humide et d'étangs. Il était traversé par deux ruisseaux, le Maelbeel et le Leybeek. L'urbanisation conduisit à l'assèchement, dès le 18e S, des étangs et à la disparition des bois. Les prairies furent drainées, et des routes furent construites. Au 20e S, l'urbanisation s’accélère : une maison de repos, la Cité joyeuse, l’athénée de Molenbeek et d’immenses tours à appartements,  surgissent. Le Scheutbos, désormais à la lisière de la ville, ne doit sa préservation qu'à une révision du plan de secteur en 1990. Un parc régional est aménagé à l'intention des habitants et une zone semi naturelle est classé en 1997. 







dimanche 13 décembre 2015

banalité(s)

Anciennement le terme "banal" désignait ce qui appartenait au seigneur et dont l'usage était imposé, moyennant redevance, au commun. Avec la modernité, le sens du mot change et désigne simplement ce qui est commun, ce qui appartient à tous et devient synonyme de "public".  Plus péjorativement, le mot qualifie ce qui ne présente aucun élément singulier, aucune caractéristique particulière, aucune marque de distinction. Et une oeuvre d'art devient banale si elle ne présente aucune originalité, tant dans sa forme que dans sa source d'inspiration. 
Il faut dire que la banalité fait aujourd'hui règle et qu'elle marque implacablement notre mode de vie standardisée et se manifeste entre autre dans le paysage, et ce particulièrement dans ces zones intermédiatire que sont les banlieues, les friches industrielles, les campagne semi-urbanisées, ou ces espaces indéfinissables qui abritent les centres commerciaux de la périphérie. La vie urbaine est aussi tissée de banalités : la déambulation dans les rues, la presse des transports publics, le chalandage dans les centres commerciaux, les attroupements de badauds et les attentes en file. C'est précisément cette banalité qui fait la trame de la "street photography" dont les meilleurs praticiens excellent, par un formalisme plus savant qu'il n'y parait, d'extraire l'extraordinaire de l'ordinaire, au point que, réduit à l'instant infinitésimal de la prise de vue, la banalité disparaît à la faveur d'une coïncidence unique. 

Mais on pourrait se demander si, en fin de compte, il est possible de transcrire photographiquement la banalité d'un lieu, tout en échappant à la banalité. 







Ces photographies ont été prises à Anderlecht, dans le quartier de Neerpede. A proximité d'une bretelle routière et d'un parc aux étangs soigneusement aménagés - il s'agit notamment d'un bassin d'orage - on parcourt des champs où les traces de l'urbanisation abondent : centres sportifs, terrains de golf, pylônes électriques, maisonnettes...bref un paysage décidément fort banalisé à la périphérie bruxelloise.