Les nuits d'hiver sont longues...dès 17 heures, la ville est enténébrée, et le soleil ne réapparait qu'après 8 heures... l'occasion de multiplier les photos nocturnes, ou presque...
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mardi 23 janvier 2018
jeudi 26 janvier 2017
mardi 20 décembre 2016
sortie liégeoise
une sortie muséale à Liège fut l'occasion de quelques photos, mais pas de l'excellente expo "21" à la Boverie (où la photo était interdite)...
la grisaille sur la Meuse m'inspire cette carte postale du Palais du Congrès, en mode vintage. On remarquera la tour cybernétique de Nicolas Schöffer, récemment restaurée, mais inactive ce jour-là.
puis cette belle sculpture prise dans le parc, "La Légende", de Joseph Rulot (1853-1919), qui devait faire partie d'un ensemble monumental dédié au poète wallon Nicolas Defrêcheux (1825-1874).
La "ruelle ténébreuse" évoque cette nouvelle de Jean Ray où le lecteur découvre une ruelle située dans un univers parallèle, seul le narrateur la décèle à l'interstice entre deux maisons que les passants perçoivent comme parfaitement jointes.
Jeux d'ombres où réalité et reflets s'entremêlent dans un univers rendu carcéral.
la grisaille sur la Meuse m'inspire cette carte postale du Palais du Congrès, en mode vintage. On remarquera la tour cybernétique de Nicolas Schöffer, récemment restaurée, mais inactive ce jour-là.
puis cette belle sculpture prise dans le parc, "La Légende", de Joseph Rulot (1853-1919), qui devait faire partie d'un ensemble monumental dédié au poète wallon Nicolas Defrêcheux (1825-1874).
nocturnes
A la tombée de la nuit, nous évitions la foule dense du marché de Noël pour parcourir les ruelles à la recherche de galerie d'art, l'occasion pour de cerner les ombres et lumières.La "ruelle ténébreuse" évoque cette nouvelle de Jean Ray où le lecteur découvre une ruelle située dans un univers parallèle, seul le narrateur la décèle à l'interstice entre deux maisons que les passants perçoivent comme parfaitement jointes.
Jeux d'ombres où réalité et reflets s'entremêlent dans un univers rendu carcéral.
dimanche 2 octobre 2016
nuit blanche...
Une nuit blanche un peu pluvieuse ce 1er octobre... cela se passait au "quartier européen", territoire eurocratique de Bruxelles. Au menu, plusieurs dizaines de performances et spectacles interactifs, ou participatif. Il fut impossible de parcourir l'ensemble de ces activités réparties sur un espace relativement large... en voici cependant quelques unes...
le plasticien et chorégraphe belge Tuur Marinus, avec des élèves de l'école d'art anversoise Artesis Plantijn, présente Still Animals au Musée des Sciences naturelles. Cette performance évoque l'animalité humaine, à travers une chorégraphie figée, ralentie, muséifiée où les danseuses se livrent, soutenues par des partenaires plongés dans l'obscurité, à des mouvements ralentis - courses, nage, reptations - faisant écho à la posture figée pour l'éternité des dinosaures fossilisés.
Création de :such: A Tape End utilise la bande magnétique comme matériau plastique et sonore. Une composition électroacoustique est préenregistrée sur une bande qui défile entre des magnétophones réparties dans un espace scénique englobant la salle. L'installation peut être conçue de manière à ce que le spectateur puisse déambuler dans l'enchevêtrement des bandes magnétiques, ici le dispositif, contraint par la salle de spectacle du lycée Jacqmain, est plutôt celui d'une salle de concert : magnétophones disposés sur une scène, piano et magnétophone sur un espace latérial, public sagement assis sur leurs sièges... on se laisse bercer par une ambiance électroacoustique faite de raclements, de vagues sonores, de glissements rocailleux et de drones bruissants.
Gyrotope sculpte l'espace en utilisant des éléments éphémères et intangibles – la lumière et le son – pour formaliser une expérience basée sur la perception du mouvement. L'oeuvre est située ici sur l'esplanade du Parlement européen.
le plasticien et chorégraphe belge Tuur Marinus, avec des élèves de l'école d'art anversoise Artesis Plantijn, présente Still Animals au Musée des Sciences naturelles. Cette performance évoque l'animalité humaine, à travers une chorégraphie figée, ralentie, muséifiée où les danseuses se livrent, soutenues par des partenaires plongés dans l'obscurité, à des mouvements ralentis - courses, nage, reptations - faisant écho à la posture figée pour l'éternité des dinosaures fossilisés.Création de :such: A Tape End utilise la bande magnétique comme matériau plastique et sonore. Une composition électroacoustique est préenregistrée sur une bande qui défile entre des magnétophones réparties dans un espace scénique englobant la salle. L'installation peut être conçue de manière à ce que le spectateur puisse déambuler dans l'enchevêtrement des bandes magnétiques, ici le dispositif, contraint par la salle de spectacle du lycée Jacqmain, est plutôt celui d'une salle de concert : magnétophones disposés sur une scène, piano et magnétophone sur un espace latérial, public sagement assis sur leurs sièges... on se laisse bercer par une ambiance électroacoustique faite de raclements, de vagues sonores, de glissements rocailleux et de drones bruissants.
L'actualité plutôt sombre a dû inspirer les organisateurs de cette nuit blanche qui m'a semblé peu festive : en toile de fond, l'ambiance sécuritaire, mais aussi le drame omniprésent des réfugiés.
Performance de rue : un groupe de "réfugiés" munis de leur gilet de sauvetage errent en rue, tels des zombies. Installations éparses : les chaussures, isolées, emplies de sable et portant en bannière un petit drapeau rappelant d'une phrase le drame humain qui se déroule, dans une indifférence coupable, à Calais. Ailleurs, un artiste plasticien, de nationalité palestinienne, originaire de Gaza, évoque la censure dont il fait l'objet et la résistance qu'il oppose en reproduisant, avec des variantes subtiles et ironique, l'oeuvre interdite.
Gyrotope sculpte l'espace en utilisant des éléments éphémères et intangibles – la lumière et le son – pour formaliser une expérience basée sur la perception du mouvement. L'oeuvre est située ici sur l'esplanade du Parlement européen.
samedi 9 avril 2016
debout, la nuit pour changer le monde
Initiée en France sur fond de crise et de lutte sociale intense, le mouvement "Nuit debout" essaime dans une Belgique encore un peu secouée par les attentats du 22 mars... Pour l'heure le mouvement, ou rassemblement, se cherche encore. Il a réuni pour trois nuits consécutives - d'autres suivront - quelques centaines de citoyens (du monde), jeunes en majorité, pour occuper la place publique, réfléchir à la situation présente et refaire le monde, au moins en rêve... ces idées échangées au cours de prises de parole laborieusement organisées se transformeront-elles en actes mobilisateurs, et de la mobilisation surgiront les linéaments d'une société nouvelles, de structures socio-économiques plus justes : nul ne peut dire à présent. La première impression, d'un contact encore bien superficiel, est qu'on s'attache un peu à réinventer ce qui avait, depuis les Lumières, été imaginé et discuté. Comment définir une volonté générale émancipatrice, comment agir dans la société, comment construire une société égalitaire. Des sans-culottes aux communards, des communards au révolutionnaires russes, des révolutionnaires aux étudiants de mai-68, des révoltés 68-ards au zapatistes, des zapatistes aux altermondialistes, des altermondialistes aux indignés, des indignés aux zadistes et rebelles d'aujourd'hui... l'histoire semble se répéter, sans cesse, au prix d'un estompement des enjeux, et surtout de l'oubli de ce qui devrait être transmis de génération en génération : la lutte pour l'émancipation, pour la reconnaissance, et la transformation des rapports sociaux, un combat qui se répète sans cesse, reste une lutte à mort, menée selon les règles implacables d'une dialectique hégélienne, celle du maître et de l'esclave. En toile de fond, un slogan apparait au nom des "énervé-e-s" : "soyons sauvages". En fait de sauvagerie, le rassemblement des NuitDebout ressemble à un camp de patronage, un club de discussion aimable où, disciplinés et courtois, chacun-e-s prend en toute liberté la parole. On note certes, surtout en France, un bond qualitatif, celle d'une prise de conscience généralisée que le système socialo-libéral d'une république dévoyée n'est plus tenable et que la seule issue est celle d'une révolte généralisée des "sans", du néo-prolétariat précarisé et marginalisé, contre une république agonisante. Encore faut-il que ce qui s'exprime comme désir et projet dans ces "nuits debout" se cristallise dans une organisation et une stratégie consciemment héritière de tout ce qui a été pensé, en guise d'émancipation prolétarienne, depuis Marx.
Ici quelques photos du rassemblement sur le Mont des Arts, ce 8-9 avril, à Bruxelles...
lundi 4 janvier 2016
voeux et résolutions
Les premiers jours de l'an sont ceux des voeux et des résolutions, bonnes ou moins bonnes, celle que l'on tient et celles que l'on abandonne après quelques semaines... la première photo de 2016 est un demi-ratage, cela commence par un horizon urbain nocturne parsemé de feux d'artifices ; le grand, l'officiel, qui devait avoir lieu dans le centre ville bruxellois, fut annulé par crainte des artificiers sauvages. Les prises de vues sont à l'arrache, sans trépied, et la troisième photo est un montage
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