Un relatif déconfinement a permis des déplacements touristique à l'intérieur du pays... petite visite à Bruges... en septembre 2020
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mardi 22 septembre 2020
à Bruges
jeudi 7 juin 2018
le "schieve" architecte de Barcelone
A Bruxelles, le mot schieve signifie "de travers" ou bien, un peu fou, le "schieve architect" bruxellois était Joseph Poelaert qui réalisa le titanesque Palais de Justice en plein coeur des Marolles... Barcelone a aussi son schieve architect, aujourd'hui universellement considéré comme un des grands visionnaires de l'architecture moderne. Il s'agit de Antoni Gaudi... Lors d'un court séjour à Barcelone, j'ai visité la casa Milà et la célébrissime basilique "le temple expiatoire de la Sainte Famille", Sagrada Familia.
Wikipedia
n'étant pas fait pour les anges, je ne vais pas résumer ici la vie et l'oeuvre de Gaudi - - mais juste donner quelques impressions
photographiques et autres...
La Casa Mila est une superbe demeure radicalement novatrice en 1906,
date du début de sa construction, en raison de ses formes organiques,
inspirée des strates géologiques d'une falaise. Ces formes ondulées
créent par le jeu d'ombre une impression de mouvement que renforce la
présence des rambardes en fer forgé, aux formes végétales, comme des
algues.
Le touriste peut visiter les cours intérieures, qui forment un véritable
puits de lumière et accéder aux étonnantes terrasses sur le toit. C'est
là que s'est déployé l'imaginaire symboliste de Gaudi qui y a édifié
d'étranges tours, qui sont les cheminées, les conduites d'aération et
les cages d'escaliers, sculptées, en mortier revêtu de chaux ou de
céramique, de manière à leur donner l'apparence de guerriers venu
d'ailleurs, gardiens célestes, anges ou créatures fantastiques. Cet
univers sculptural inspira notamment Salvador Dali. On discute encore de
la symbolique de Gaudi qui s'inspire à la fois de la mythologie et des
traditions chrétiennes.Cet audace suscita à l'époque de vives critiques, le bâtiment fut ironiquement qualifié de "pedrera", carrière ou monceau de pierres... mais au-delà ce cet audace esthétique, Gaudi était un innovateur sur le plan technique. Il s'inspirait étroitement des formes naturelles, celles des végétaux, des coquillages, des os et squelettes, des minéraux et cherchait à reproduire la structure organique. Reproduisant sur des chainettes le plan des arcades prévues, il suspendait la structure créée laissant la pesanteur modéliser les tensions et les forces que devaient supporter les piliers...
La Sagrada Familia est un immense chantier. Gaudi voulait édifier l'édifice le plus haut de Barcelone. Long de 120 m et la large de 45 m,
la basilique, achevée, devrait pouvoir accueillir 14 000 personnes. Du vivant de Gaudi, qui décéda accidentellement en 1926, seules la façade de la nativité et la tour dite de Saint Bernabé étaient achevées...trois autres tours furent achevées durant les dix ans qui suivirent la mort de Gaudi. En 1936, au début de la guerre civile espagnole, une grande partie de l'atelier et des archives de Gaudi furent incendiés par des révolutionnaires anticléricaux. Et ce n'est qu'en 1944 que les travaux reprirent. La façade dite de la Passion est entamée en 1954.
La façade de la Nativité est surchargée de sculptures et de motifs
organiques, qui pour la plupart, ont une fonction symbolique précise. La
Nativité est pour lui la résurgence de la vie, dans toute son
exubérance. On y trouvera aussi les allégories des vertus théologales -
Foi, Espérance, Charité - et de l'Arbre de vie...
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| L'arbre de vue et les colombes |
Qui pénètre dans la basilique se voit inondé de lumière : les vitraux créent une ambiance iridescente, au sein d'une forêt calcaire : les colonnes torsadées se ramifient et convergent en des arcs multiples, en chaîne, formant ce qui appelait des "funiculaires de forces" supportant, malgré leur apparence arachnéenne, les voutes et les tours.
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| le baiser de Judas et à gauche le carré magique de somme 33, âge du Christ |
Faut-il détailler les éléments architecturaux et sculpturaux qui constituent une iconographie religieuse à la fois très traditionnelle, par son contenu, et originale dans sa forme. On retrouve l'esprit de l'art gothique à l'aube du 20e siècle. Le chantier actuel a l'ambition d'achever l'oeuvre de Gaudi. On peut certainement discuter des choix esthétiques ou architecturaux. Certains disent que le portique de la Passion trahit l'esthétique gaudienne... Les sculptures; assez austères et dépouillées, sont caractéristiques de l'art religieux moderniste des années 1950. On ne peut encore dire ce que sera la basilique en 2026 mais force est de constater que l'ampleur du chantier impressionne.
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| détail du porte de bronze du Portail de la Nativité. |
La visite des parties muséales (annexe à la basilique), qui exposent, à travers des maquettes et des plans, les techniques architecturales de Gaudi est passionnante. On ne peut nier que l'architecte fut un génie, un explorateur des possibles, un inspiré visionnaire qui sut exprimer un immense amour de la nature et une foi confinant au mysticisme ...mais en visitant la Sagrada Familia, je me dis que cette ferveur n'a pas pu éviter l'excès...on part du gothique, on aboutit au rococo et presque - je dis presque - au kitsch.
vendredi 5 mai 2017
déconstruction
Le façadisme est un procédé de "rénovation" qui consiste à détruire le corps de l'immeuble tout en conservant sa façade, de manière à respecter l'harmonie de la rue... cela donne lieu à ces superstructures métalliques
les chantiers de destruction sont le lieu d'expression du street art : exemple ici :
Mais le plus remarquable est certes le travail de Denis Meyers qui avait réalisé une oeuvre d'envergure dans l' ancien siège de Solvay, à Ixelles : "Remember-souvenir" mérite d'autant plus son nom que cette oeuvre éphémère était d'emblée vouée à la destruction... le chantier de démolition, bien clôturé et interdit, dévoilait quelques fragments visibles de la voie publique... mes prises de vue ne sont qu'un simple témoignage d'une disparition programmée, et n'oblitèrent en rien le magnifique travail photographique de Eric Ceccarini, Sebastien Alouf, Jon Verhoeft, Thomas, Vandendriessche, Gilles Parmentier, et de Mireille Roobaert que l'on trouvera sur le site de "Remember-souvenir"
les chantiers de destruction sont le lieu d'expression du street art : exemple ici :
Mais le plus remarquable est certes le travail de Denis Meyers qui avait réalisé une oeuvre d'envergure dans l' ancien siège de Solvay, à Ixelles : "Remember-souvenir" mérite d'autant plus son nom que cette oeuvre éphémère était d'emblée vouée à la destruction... le chantier de démolition, bien clôturé et interdit, dévoilait quelques fragments visibles de la voie publique... mes prises de vue ne sont qu'un simple témoignage d'une disparition programmée, et n'oblitèrent en rien le magnifique travail photographique de Eric Ceccarini, Sebastien Alouf, Jon Verhoeft, Thomas, Vandendriessche, Gilles Parmentier, et de Mireille Roobaert que l'on trouvera sur le site de "Remember-souvenir"mardi 18 avril 2017
vivre à Frandisco...
un univers imaginaire
Frandisco est une ville, une ville de carton et de bande adhésive... un univers particulier, issu de l'imagination de Marcel Schmitz. Cet artiste a longtemps dessiné des villes tentaculaire avant de les ériger sous forme d'une métropole couvrant 50 mètres carré. Un tissu urbain dense, fait de tours, d'édifices religieux, d'hôtels et de casinos, de stades et de centrales énergétiques...
Des avions sillonnent le ciel et des transports publics y assurent une mobilité optimale. Frandisco est une utopie. "Vivre à Francisco" est une exposition et une oeuvre en progrès, un chantier ouvert mené par Marcel Schmitz et le dessinateur Thierry Van Hasselt. Ce dernier recueille de la bouche de Martin le récit de cette ville et en tire une bande dessinée, d'un graphisme épuré et remarquablement maîtrisé, dont il expose les planches dans la salle des machines du BRASS, à Forest. En résidence au BRASS, les artistes développent, agrandissent et enrichissent cette cité, se nourrissant mutuellement de leur expérience vécue et de leur savoir-faire artistique. Le tout est une oeuvre étonnante, un exemple de symbiose entre un art brut, d'un artiste que l'on dit "différent", et un art graphique et éditorial en parfaite adéquation avec l'architectonique de Frandisco.
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