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vendredi 27 novembre 2015

NYC#20 - diversité sociale


Manhattan, au sud de Central Park
NYC est présenté comme un modèle de diversité culturelle et social, un "melting pot" où s'entrecroisent les migrants - et leurs descendants - de tous horizons. Il est un fait que, pour le touriste que j'étais, la vie y paraît harmonieuse et certainement plus sereine que dans ces années 70 ou 80 pendant lesquelles la ville était au prise avec une importance criminalité. En fait NYC est maintenant une des villes les plus sûres, mais le prix de la sécurité reste lourd : la politique de "tolérance zéro" et de la répression des délinquances et incivilités était passablement brutale, particulièrement à l'égard des minorités et des marginaux. Sans compter que les statistiques démontrant la baisse de la criminalité étaient faussées parce que, pressés de "faire du chiffre", les rapports de police optimisaient leur résultat en considérant des délits graves ("crimes") en incivilités mineures. Malgré ces tripotages, on peut toutefois dire que, à Manhattan du moins, la situation est "normalisée" : on s'y promène sans crainte, même la nuit, dans des quartiers autrefois considérés comme "dangereux".

On considère les USA comme adoptant une politique "multiculturaliste", les diversités culturelles s'affirment sans restriction, les particularités vestimentaires, y compris celle exprimant des appartenances religieuses, sont parfaitement tolérées, chaque communauté issue des migrations historiques cultivent leur folklore et leurs traditions tout en affirmant leur patriotisme à l'égard de la nation d'accueil. Dans une certaine mesure, NYC est la preuve vivante qu'un multiculturalisme peut se conjuguer avec le sentiment d'appartenance nationale. Cependant, il ne faut pas oublier que des disparités sociales existent, et qu'elles sont souvent corrélées à l'appartenance ethnique ou "raciale". Les années des luttes pour les droits civiques et des conflits raciaux ne sont pas si éloignées que cela et, aujourd'hui, on constate encore que la brutale répression policière frappe particulièrement les Afro-américains. Les clivages se constatent aussi sur le plan de la géographie urbaine : Le Bronx, Haarlem, le West side, upper ou lower, Chinatown, le quartier de Wallstreet, l'East side, ou en dehors de Manhattan, Brooklyn ou New Jersey sont très différents sur le plan sociologique et ont leur caractéristiques architecturale ou urbanistiques propres. La gentryficatiin touche de nombreux quartiers populaires, jadis industriels, mais abritant une nouvelle classe intellectuelle et bourgeoise habitant de luxueux, et coûteux, lofts. Il faudrait certes un plus long séjour et une immersion sociale plus sérieuse pour que je puisse clairement en rendre compte, photographiquement. 

East side, le long de l'East river park. joggers, pêcheurs et promeneurs divers s'y croisent.
Un groupe se prépare pour la parade du Columbus day.
East river esplanade. Emplacement de l'ancien port. Plusieurs bateaux anciens peuvent être visités
A Brooklyn, près de Williamburg bridge, un "food market" propose des produits "organics", "vegan", ou ...d'excellents hamburgers...
Toujours à Brooklyn aux pieds d'un bâtiment désaffecté, un piste de biking et un jardin collectif
Une coopérative de vente de légumes bio propose ses produits
A Brooklyn, ce marché couvert "vintage" témoigne de la gentryfication du quartier.
Centre de Manhattan, au sud de Central park
Quartier dit "little italy" durant la parade du Colombus day
Chinatown, des joueurs de Xiangqi (échecs chinois)
Madison square. Des joueurs d'échecs, en majorité Noirs, proposent une partie pour quelques dollars.
Fatigués de marcher ? les solutions existent

 


mardi 24 novembre 2015

NYC#19 - parapluies

De sérieuses averses sur le Times Square... le ballet de parapluies inspire.

La première peut paraître banale, mis à part qu'elle bénéficie de l'effet "cadre dans le cadre", le cadre métallique répondant à la perspective donnée par les panneaux publicitaires. Elle a le mérite de nous introduire dans le contexte des photos suivantes : le Time Square, sa foule et l'écrasante invasion publicitaire.

La foule se presse sous la pluie en vue d'acheter des billets de théâtre. Toujours changeantes, les panneaux publicitaires animés contrastent avec la croix celtique du monument aux soldats irlandais morts durant la guerre. J'ai voulu exprimer un sentiment d'angoisse et d'écrasement de la foule.




jeudi 7 mai 2015

Viennoiseries - 01 - le Prater

Les cinéphiles connaissent sans aucun doute le Prater et sa Grande roue. Ce parc forain de Vienne fut le décor d'une scène clef du film de Caroll Reed, le Troisième homme. La Grande rouetourne quasi sans discontinuer depuis 1897 ! Il échappa aux bombardements de la seconde guerre mondiale et reste le pôle d'attraction du parc. Lors de notre visite, en soirée et le lundi, le parc était très peu fréquenté : manège, montagnes russes, scenics railways et auto-temponneuses tournaient à vide, ou presque, ce qui n'est pas sans créer une ambiance inquiétante.








 














jeudi 16 avril 2015

in the street... dans la rue


Qu'est qu'une (bonne) photo de rue ? la "street photography" suscite un réel engouement et doit être considéré comme un genre spécifique dont il faudrait préciser les modalités. Classiquement, la "street photography" est une prise de vue de l'espace public - la rue, mais aussi tout autre espace public - centrée sur la présence humaine. Elle se distingue donc du paysage ou de la photo architecturale. Dans ses formes, elle peut se rapprocher du reportage, mais à l'inverse de celui-ci, la photo de rue ne prétend pas relater un événement dont l'intérêt résulte de son caractère exceptionnel. Ce qui caractérise le street photographer est l'attention portée au quotidien, au banal ou à la normalité ou, à ce qu'on pourrait qualifier de micro-événements tels des rencontres aléatoires, contrastes ou paradoxes, que seuls l'instantané peut figer pour l'éternité.
 

Ici la rencontre entre deux solitudes est soulignée par la construction architecturale des ombres... la rue est un théâtre quotidien de subjectivités isolées, de communications impossibles et d'errances vides au sein d'un espace à la fois désertifié et submergé du brouhaha des sollicitations publicitaires...

Quel sens donner à la street photo ? celui d'une sociologie de la vie quotidienne... mais elle ne se limite pas à la description neutre d'une réalité objective. Elle est souvent une recherche purement esthétique de coïncidences significatives : la street photo relèverait dès lors d'un formalisme séduisant, certes, mais quelque peu creux, trouvant son intérêt dans la composition et du jeu des ombres et lumières. Ce qui est souvent exigé d'une photographie est sa dimension narrative : elle devrait suggérer un situation, une histoire, qui se situe en deçà ou au delà l'instant de la prise de vue, l'interprétation subjective restant par ailleurs totalement libre. La photo de rue ne dit rien sur les personnes photographiées - contrairement au reportage qui exige une contextualisation explicite de la scène -  ce sont des passants anonymes figés dont ne peut déduire que ce qui est explicitement montré...  


Dans une certaine mesure, la photo de rue est un défi éthique, elle interroge la frontière entre le privé et le public en déconstruisant ce "droit à l'image" dont on fait grand cas. Théoriquement, la publication d'une personne reconnaissable devrait être soumise à autorisation, dans la pratique, cette exigence est impraticable et la jurisprudence reconnaît de plus en plus le droit à l'expression artistique du photographe de rue... a la personne photographiée de démontrer l'éventuel dommage résultant d'une publication artistique de son image. Rappelons que, du fait de la prolifération des caméras de surveillance, un passant ordinaire est photographié (ou filmé) plusieurs dizaines de fois par jour... dès lors peut-on encore se prévaloir d'un droit à l'image ?

Un autre aspect de la street est l'élaboration d'une sociologie visuelle du quotidien : comment les gens interagissent et occupent l'espace public ? Que peut-on dire du contexte social, culturel et économique d'un lieu photographié ? ... de quoi témoigne, par exemple, cette cabine téléphonique - une des rares encore existantes - dans une avenue réputée de Bruxelles ? au spectateur/lecteur d'en juger.









lundi 2 février 2015

canal...

le canal de Willebroeck, ou de Charleroi (tout dépend de la direction), en tout cas, à Bruxelles constitue une frontière entre les quartiers ouest de la ville de Bruxelles, en pleine gentrification, et la commune de Molenbeek, très populaire et pas encore touchée par l'embourgeoisement...






dimanche 1 février 2015

vivre ensemble à Molenbeek

Ce samedi après-midi la population de Molenbeek a voulu exprimer sa volonté de vivre ensemble, en citoyens responsables, en dépassant les clivages sociaux et culturels que l'actualité tend à exacerber... Des groupes d'enfants brandissent des pancartes multicolores, tandis que les adultes forment une chaine humaine autour de la place communale... Quelques prises de vue de cette sympathique et chaleureuse initiative.