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jeudi 29 août 2019

l'Amazone en feu

La pratique de la déforestation industrielle des forêts amazonienne, encouragée par le gouvernement actuel du Brésil, à de lourdes conséquences écologiques et humaines. Les incendies sont récurrents dans la forêt amazonienne, mais leur fréquence est, cette année, fortement accrue. Ce qui était considéré comme le "poumon vert de la planète" est menacé de destruction. Les incendies font rage aussi dans d'autres régions du globe : en Afrique, en Australie, au Sibérie... les forêts brûlent, et les incendies sont souvent incontrôlables. Effet des sécheresses, conséquences de l'exploitation industrielle des forêts et d'une présence humaine de plus en plus lourde. 
Parce que l'Amazonie est un symbole, parce que Brésil s'est doté d'un gouvernement peu soucieux, et c'est le moins qu'on puisse dire, d'écologie et de démocratie, les incendies ont suscité un tollé mondial. A Bruxelles, une manifestation a réuni 150 personnes, un petit nombre mais particulièrement dynamique et qui a su se faire entendre à coup de tambours et de marraccas.

photos :









 


samedi 9 mars 2019

Femmes en lutte

Luttes de femmes et femmes en luttes... 

En 195 avant notre ère, Rome était agitée d'une des premières luttes féminines. La loi (portée par le tribun Oppia) interdisait aux Romaines "d'avoir plus d'une demi-once d'or, de porter des vêtements de diverses couleurs, et de faire usage de voitures à Rome, ou dans d'autres villes, ou à un mille de leur enceinte, sauf le cas de sacrifices publics." Il était question d'abroger cette loi tombée en désuétude et le débat public était particulière vif. Tite-Live relate (Histoire romaine, livre XXXIV, chap 1 à 3) que "les femmes elles-mêmes, sans se laisser arrêter par aucune autorité ni par la pudeur, ni par les ordres de leurs maris, sortaient de leurs maisons; on les voyait assiéger toutes les rues de la ville, toutes les avenues du forum". Caton l'Ancien (Marcus Porcius Cato) connu pour ses positions ultra-conservatrices s'en inquiétait, interpellant le Sénat dans ces termes "Que sera-ce si vous leur permettez d'attaquer ces lois l'une après l'autre, de vous arracher tout ce qu'elles veulent, en un mot, de s'égaler aux hommes? Pensez-vous que vous pourrez les supporter? Elles ne se seront pas plutôt élevées jusqu'à vous qu'elles voudront vous dominer.
La fameuse loi Oppia fut, heureusement, abrogée.... sans doute moins par souci d'égalité de genre que de ramener la paix publique ébranlée par ces manifestations et de renvoyer aux pères et aux maris la responsabilité de gérer, eux-même le budget "beauté" de leur filles et épouses. 

Cet anecdote montre que les femmes résistent depuis l'antiquité à l'emprise patriarcale, et surtout que la gens masculine se montre, non seulement jaloux de ses prérogatives, mais surtout craintif face à la perspective d'un renversement de l'ordre social, voyant dans l'émergence d'une autonomie féminine, les prémices d'un effondrement civilisationnel.

On pourrait croire que nous avons, au 21e siècle, rompu avec cette "gynophobie" phallocratique. Pourtant les cas sont nombreux de violences misogynes : ségrégations sociales, restrictions économiques, contrôle des corps, normes vestimentaires coercitives, violences domestiques, viols et tortures répressives, féminicides délibérés qui témoignent d'une volonté de domination et d'asservissement implacables. C'est pourquoi à l'agitation féminine de jadis succède les luttes féministes organisées, luttes parfaitement légitimes qui témoignent de l'actualité des aspirations égalitaires et émancipatrices.

Le 8 mars 2est la journée internationale des droits des femmes. une manifestation eut lieu à Bruxelles comme dans de nombreuses régions du globe. A Bruxelles, quelques 8000 (15000 selon les organisateurs/trices) manifestant-e-s ont défilé, scandant des revendications fermes, exprimées dans une tonalité joyeuse.

Quelques photos ...
















mercredi 20 décembre 2017

encore une manif...!

Selon les autorités de la ville de Bruxelles, il y aurait près de 3 manifestations par jour dans la Capitale...une moyenne et sachant aussi que ces manifestations ne rassemblent pas nécessairement des foules. Quoi qu'il en soit, la dernière ou une des dernière eut lieu le 19 décembre. 25000, ou 45000 selon les organisateurs, personnes défilèrent en protestation contre la réforme des pensions concoctée par le gouvernement. En cause, notamment, un obscur système de pension "à point" (mais pas à point nommé). 

Le futur pensionné se verrait attribuer au long de sa carrière des points (dépendant du travail presté et de ses rémunérations) dont la valeur varierait en fonction de la conjoncture économique et de la démographie.  "En fonction de leur carrière, les citoyens obtiennent des droits qui sont exprimés en points; lorsqu’ils partent à la retraite, ces points sont convertis en une pension, sur la base d’une "valeur du point" (en euros). La valeur des points suit en principe la croissance des revenus moyens des actifs, de sorte que la pension des citoyens avec une "carrière normale" est dans une relation adéquate et stable avec le revenu des actifs dans la société"

L'administration assure que le montant des pensions, ou de la valeur attribuée au point ne pourrait baisser mais qu'il serait susceptible d'être bloqué en période d'austérité : "...on peut également prévoir un mécanisme par lequel la valeur des points ne peut jamais baisser, mais qui puisse être gelé tout au plus pendant un certain nombre d’années, jusqu’à ce que soit atteint un rapport souhaitable avec la rémunération moyenne." Ce qui, compte tenu de l'inflation et de l'augmentation des prix, reviendrait à une perte du pouvoir d'achat du pensionné. 

 
Pour les opposants au projet, cela ferait du système de pension - basés sur un principe moral de solidarité - une sorte de loterie, aux règles incertaines et opaques, dépendant des fluctuations boursières et de la conjoncture économique.

Grosse inquiétude parmi les travailleurs, surtout parmi les indépendants, les travailleurs précaires, les femmes, les intérimaires, les chômeurs et la classe ouvrière. Les syndicats mobilisent ainsi que les mouvements et partis de gauche, enfin ce qui sont plus à gauche que la gauche. Le résultat est une manifestation, ou plutôt une marche tranquille, de plusieurs dizaines de milliers de syndicalistes, en tuniqué rouge, verte, ou bleue... qui paraissent bien remontés contre le gouvernement actuel.

Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB, harangue les masses...  tandis que les militants du parti recrutent des adhérents.


















 un joyeux Noël quand même ...



mercredi 24 mai 2017

Trumpismes

Donald Trump à Bruxelles : l'événement diplomatique suscita diverses réactions et manifestations. Diverses associations et formations politiques se sont associées pour une manifestation qui réunit 12000 personnes pour dénoncer la politique internationale et intérieure du président américain...


















mercredi 15 juin 2016

Bruxelles - 14 juin 2016

En soldiarité avec les victimes de l'attentat homophobe du 12 juin à Orlando (USA, Floride), un rassemblement a eu lieu devant la Bourse de Bruxelles... Quelques prises de vue





lundi 30 mai 2016

Manif, une de plus !




Les manifestations syndicales, contre la politique d'austérité et les réformes du code du travail, sont en Belgique bien ritualisées : un parcours balisé s'étendant de la gare du Nord à la gare du Midi, évitant le centre, empruntant des boulevards périphériques et désertes pour aboutir sur les vastes esplanades proches de la gare du Midi. Les manifestants vêtus de rouge, de vert ou de bleu selon la couleur syndicale, défilent en scandant quelques slogans, jetant quelques pétards et chantant, parfois, l'internationale. Ils rencontrent au passage les stands des formations politiques qui se situent à gauche de la gauche. En fin de parcours, une nouvelle routine s'installe, celle de la confrontation entre des rebelles (qualifiés de "casseurs") peu ou prou politisés, et les forces de l'ordre. Incidents que les services d'ordre syndicaux ne contrôlent du mieux qu'ils peuvent.
Ce rituel fut respecté lors de la démonstration syndicale du 24 mai 2016, près de 70.000 manifestants défilèrent ont ne peut plus pacifiquement, hormis, en fin de parcours, quelques encapuchonnés adeptes du street-fight. Le zèle d'un policier, commissaire de son état, friand d'arrestations musclées et de gazage au lacrymo, entraîna une riposte tout aussi musclée d'un syndicaliste quelque peu émoustillé par l'ambiance. Le commissaire assommé se retrouve sans trop de mal pour quelques jours à l'hôpital, tandis le manifestant répondra de son geste devant le tribunal correctionnel, non sans avoir été désavoué - au mépris de tout solidarité de classe - par son syndicat. L'événement fut monté en épingle par les journalistes, mais en fait, la manifestation qui se termina sans trop de heurts d'une manière adroitement contrôlée par les forces de l'ordre, fut dans l'ensemble plus calme que les précédentes. Je vous épargne les classiques photographies de foules et de calicots. L'imagerie militante de ces démonstrations se répète au point d'être lassante, mais ces rassemblements sont l'occasion de portraits intéressants.